Stymphale
Cet oiseau de malheur qui se nourrit des fous
Qui, après tant de dons, croulent sous la fatigue,
Profitant de leur peur, de la pression du "nous",
J'en exècre le nom, et tout ce qu'il "prodigue".
De belle tentation à un poison mordant,
Carnassier mangeur d'hommes à l'âme bien trop bonne
Pour arrêter l'action, ce mouvement mourant.
On s'oublie dans le rhum, "face au mur, fais tout comme".
Couleurs écarlates camouflant l'apathie
De ceux qui ont payé pour son rayonnement
Avant qu'ils n'éclatent dans leur temps imparti
Et puis fassent passer tout ce poids aux suivants.
Ah ils se rendent chèvre en s'exténuant ainsi.
S'attachant à l'oiseau leur bouffant les entrailles,
Ils nient cette fièvre mais boivent dans son nid.
Offrons leurs ces vers sots, c'en est presque fini.
-Nicolas Besson
Ce poème fait partie de ma série de poèmes hebdomadaire que vous pouvez trouver ici (venez laisser un commentaire!)